mardi 11 mars 2008

Ouest-France, samedi 8 mars...

Voici ce que titrait Ouest-France le we dernier...





Est-ce que monsieur Thierry Lataste, Préfet de Vendée, lit la PQR ?

lundi 10 mars 2008

L'art et la poésie au service des sans-papiers

C'est parce que leur ami Phearun Man, dit Va, qui préparait son arrivée en France depuis 7 ans, s'est retrouvé dans un embrouillamini administratif que ses amis ont pris conscience de la détresse dans laquelle se retrouvent plongés des étrangers ayant pourtant à cœur de respecter les lois de la République.

Chaque jour des étrangers résidants en France se découvrent soudainement en situation irrégulière.

Face à cela il y a :
  • d'un côté une administration trop heureuse d'avoir un prétexte pour les renvoyer à la frontière afin d'assurer les quotas,
  • et de l'autre, de plus en plus de citoyens français qui se mobilisent pour demander à ce que chaque cas soit réellement étudié de façon sereine et individuelle.

Les amis de Va ne sont pas violents et croient aux miracles des images et des mots.
Les amis de Va aiment toucher le coeur, et c'est ainsi qu'est née l'initiative du coup des parapluies.

Le coup des parapluies, c'est un acte poétique, non-violent, et militant.
Un acte simple et bienveillant.
Un acte de révolte et d'indignation.

C'est une image :

2 personnes côte à côte,
face à une préfecture,
immobiles,
silencieuses,
chacune tenant le parapluie de l'autre.


Une image à double lecture :

  • illustration d'un système administratif où personne n'est responsable, où nombreux sont ceux qui s'abritent derrière le parapluie de l'autre.
  • illustration de la solidarité entre les humains : penser à l'autre avant de penser à soi, et quelqu'un pensera à nous.

Cette initiative, les amis de Va souhaitent la dédier à toutes celles et ceux qui se battent au quotidien pour ces causes.
Toute personne qui le souhaite peu rejoindre, promouvoir, participer à cette initiative.

Tous les détails sont sur le blog dédié à l'opération : http://lecoupdesparapluies.blogspot.com/

Merci à vous de relayer.

samedi 8 mars 2008

Pour Va, et pour tous ceux dans sa situation

Au delà du cas de Va, ce cambodgien qui rêve de travailler en France depuis sa tendre enfance, il y a tous ceux qui, comme lui, doivent se battre pour faire appliquer une circulaire ministérielle dont ils remplissent toutes les conditions.

C'est pourquoi, depuis que nous savons que le Préfet de Vendée, compétent pour examiner la demande de titre de séjour "mention salariée" soutenue par son employeur sablais, a exprimé son intention de ne pas signer favorablement cette requête, des centaines de personnes, bientôt des milliers, se mobilisent dans toute la France pour faire respecter les textes sur l'immigration choisie.

On peut être d'accord ou non avec le point de vue du gouvernement, mais la moindre des choses est de demander l'application des textes en vigueur.

La circulaire du ministre Hortefeux prise en date du 7 janvier 2008 pour pallier les difficultés de recrutement dans certains bassins d'emploi s'applique entièrement à Man Phearun puisque cuisinier depuis 2001 dans des restaurants de cuisine française au Cambodge (tels Le Bistrot ou La marmite et ayant suivi une formation avec un chef français et la cuisinière personnelle du Roi du Cambodge) bénéficiant d'un CDI de la part d'un employeur dans un bassin d'emploi dont les statistiques de l'ANPE et de l'Assedic prouvent le manque en cuisiniers (90 offres d'emploi non satisfaites en Vendée dont dix aux Sables d'Olonnes), parfaitement intégré et connaissant le français écrit et parlé, les critères exceptionnels également requis par la circulaire sont remplis à plusieurs titres. De nombreux français attestent qu'ils le considèrent comme "de la famille" et sa maman de coeur qui le connait depuis 2001 n'attend que la régularisation pour entamer une procédure d'adoption.

Alors, pourquoi dans ce cas comme dans d'autres faut-il que l'opinion publique se réveille et monte au créneau pour que s'appliquent le voeu du législateur ?

Y aurait-il un double langage, des contre-ordres exigeant des quotas impossibles à tenir puisque ceux qui sont entrés clandestinement se cachent, se planquent, travaillent au noir et ne vont certainement pas aller demander leur régularisation et se mettre ainsi à la merci d'une reconduite à la frontière ?

Ceux qui vivent au grand jour, paient leurs cotisations sociales et leurs impôts, quel tort font-ils à la France ? Ne sont-ils pas au contraire une force vive dont nous avons besoin ?

S'il ne faut juger de cette situation qu'avec des critères logiques et économiques, et même sans parler des aspects affectifs également en jeu, quelle est votre réponse ?

Pour soutenir l'application du droit, pour que chaque situation soit examinée, comme l'indique la circulaire du 7 janvier : "au cas par cas" avec "la plus grande bienveillance lorsque la demande sera signalée par l'employeur", votre aide est nécessaire.

écrivez par lettre :
Préfecture de Vendée
M. le Préfet
29 rue Delile
85000 La Roche sur Yon

et par fax au : 02 51 05 51 38

envoyez ce message à votre mailing list

contactez les associations dont vous faites partie, les élus que vous pouvez connaitre...

en un mot, faites tout ce que vous dicteront votre coeur et votre bon sens.

jeudi 6 mars 2008

La mobilisation, plus que jamais

Depuis quelques jours, les lettres de soutien se succèdent. J'avais envie de partager avec vous celle de d'Adnan Azzam pour l'association "La France qui marche".


Un cas "trop simple" ?

Tout ce que nous demandons c'est l'application de la circulaire du 7 janvier 2008.

Le cas de Va semble trop simple.

Arrivé légalement pour travailler en France, il est aujourd'hui "en situation irrégulière" suite à de simples questions administratives, alors que son employeur lui avait signé un CDI en décembre 2007, dans un secteur ou l'ANPE reconnait un manque de main d'œuvre qualifiée.

La circulaire (dite Hortefeux) du 7 janvier 2008, permet au préfet de régulariser au cas par cas ce type de problème.

Tout ce que nous demandons, c'est l'application de cette circulaire.

Depuis le 5 février le préfet de Vendée dispose du dossier.
Des pièces complémentaires ont été apportées au dossier le 4 mars.

Tout ce que nous demandons, c'est l'application de la circulaire N° NOR : IMI/N/08/00012/C


(S'il faut alerter les médias nationaux, s'il faut organiser des manifestations pour simplement demander l'application d'une circulaire ministérielle, où allons-nous ?)

mercredi 5 mars 2008

Lettre ouverte à M. le Préfet de Vendée

Objet : Man Phearun (titre de séjour "mention salariée")


Monsieur le Préfet,

C'est avec confiance que je vous demande d'examiner avec la plus grande bienveillance la demande d'un titre de séjour "mention salariée" pour Man Phearun, demande soutenue par son employeur Monsieur Vallet qui s'épuise pour faire marcher son entreprise depuis le 16 janvier.

Mr Vallet qui gère le restaurant Coté Port aux Sables d'olonnes a un grand besoin de ce cuisinier, l'une des pièces maitresses de son équipe de restauration et avec lequel il a signé un CDI le 7 décembre 2007 après avoir apprécié ses qualités personnelles et professionnelles, sa motivation au travail ainsi que son intégration avec ses collègues de travail

Man Phearun semble remplir les conditions demandées par le ministère de l'immigration dans le cas de difficultés de recrutement dans un bassin d'emploi ; le besoin en cuisiniers est attesté par les statistiques officielles de l'Assedic et de l'ANPE.

Il a la formation et l'expérience professionnelle nécessaires ;
Il bénéficie d'un engagement en CDI ;
Par ailleurs, le fait qu'il désire travailler et vivre en France depuis son jeune âge, qu'il connait de nombreux français depuis 2001, que de nombreuses personnes l'apprécient et même le considèrent comme "de leur famille", sa bonne connaissance du français, me semblent remplir les critères exceptionnels demandés par le ministre de l'immigration, pour donner une suite favorable à ce cas très particulier".

Vous remerciant de l'attention toute particulière que je vous demande d'accorder à ce cas très particulier.

Qui va oser appliquer la circulaire Hortefeux ?

Aux Sables d'Olonnes, le 16 janvier dernier, l'un de nos amis arrivé légalement en France en mars 2007, avec l'autorisation d'y travailler a été mis en garde à vue puis, dès le lendemain emmené en centre de rétention à Mesnil Amelot.

Avec le soutien des uns et des autres nous avons réussi à faire suspendre l'éxecution de l'OQTF alors qu'il se trouvait dans la salle d'embarquement de l'aéroport.

Parallèlement, l'employeur, dont l'activité se retrouve menacée, a déposé un dossier à la préfecture de Vendée dans le cadre de la circulaire dite "Hortefeux" du 7 janvier dernier afin d'obtenir une carte de séjour mention salariée, délivrée à titre exceptionnel. Toutes les conditions sont remplies.

Seulement... ça traine !!


Depuis le 3 février, Phearun Man (dit Va) n'est plus assigné a résidence, il peut donc aller où il veut sur le territoire français.... sauf que....

- sauf qu'il ne peut pas travailler (alors que son employeur a véritablement besoin de lui)
- et que sans l'aide de ses amis il serait aujourd'hui à la rue et sans ressources


Alors qu'un dossier complet est sur le bureau du Préfet depuis le mardi 5 février, que ce dossier a fait l'objet de rencontres et d'apport de pièces complémentaires nous n'avons aucun retour officiel et une crainte grandissante que pas de réponse égale mauvaise réponse.

1 mois pour statuer sur un dossier étayé
1 mois durant lequel Va ne peut travailler
1 mois durant lequel son employeur doit faire contre mauvaise fortune bon coeur.

1 mois... alors que 48 heures ont suffit pour mettre Va en garde à vue et le conduire au pied de l'avion mi-janvier.

Que faut-il ?
Que Va retourne au Cambodge et redépose un dossier comme il l'avait fait il y a plus d'un an ?

Si c'est la seule solution que nous propose l'administration, il faudra nous expliquer à quoi sert la circulaire adressée le 7 janvier par le Ministre de l'immigration, de l'intrégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, où il est spécifié :
"A titre exceptionnel, seules pourront tout de même faire l'objet d'un examen les demandes qui, tout en respectant l'intégralité des autres conditions, seraient liées à un métier qui, sans figurer dans la liste régionale, connaît des difficultés de recrutement particulièrement aigües dans le bassin d'emploi concerné"

Nous avons là, une personne arrivée légalement en France avec un visa long séjour et un contrat CDI visé OMI, qui préparait cette nouvelle vie depuis 7 ans, qui s'est toujours présenté en temps et en heure aux différents rendez-vous.

Il y a aujourd'hui plusieurs dizaines d'offres d'emplois de cuisiniers non pourvues en Vendée, et il faudrait que Va retourne au Cambodge pour remettre en route une nouvelle procédure ?

Vous avez dit Kafkaien ?